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LES ILLUSIONS D'OPTIQUE

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Les illusions géométriques reposent en général sur deux éléments : un élément inducteur, qui provoque la déformation, et un élément test, qui la subit. Dans l’illusion de Müller-Lyer, par exemple, les pointes des flèches sont l’élément inducteur, et les traits horizontaux représentent l’élément test. Et à votre avis, quelle est la ligne la plus longue ?

j2Le Tripoutre de Penrose défie les conventions habituelles du dessin : trois poutres de sections carrées semblent se raccorder deux à deux à angle droit… ce qui est impossible !

 

 

Pour mieux comprendre, il faut se rappeler que l’œil fonctionne un peu comme un appareil de photo dont l’avant de l’œil, formé de la cornée et du cristallin, serait l’objectif et la rétine la pellicule. L’œil, ce petit organe globulaire de 2,5 cm de diamètre et de 7 g. environ est rempli de substances transparentes qui laissent passer la lumière.
Pour s’adapter aux conditions extérieures, tout comme l’appareil de photo, l’œil fait automatiquement certains réglages. Ainsi, en cas de forte luminosité la pupille se rétrécit, réduisant ainsi la quantité de lumière qui entre dans l’iris, tandis qu’en présence d’une faible lumière elle s’agrandit. Mais ce n’est pas tout : en fonction de la distance, l’œil fait également la mise au point pour que l’image soit nette sur la rétine, en changeant la courbure du cristallin. Corps solide légèrement élastique, ce dernier est littéralement suspendu par des fibres musculaires lisses qui sont capables, en le bombant plus ou moins, d’en modifier légèrement la forme et donc les qualités optiques.
Cette capacité à modifier les courbures permet à l’œil de s’adapter instantanément à la distance qui le sépare de l’objet, que ce dernier soit proche ou lointain. C’est grâce au cristallin et à sa faculté d’adaptation que l’on peut aussi bien lire un journal qu’observer une scène pourtant éloignée. L’image qui se forme sur la rétine fait ensuite réagir des cellules nerveuses, les cônes pour la perception des couleurs et les bâtonnets pour celle de la luminosité, qui vont transformer les ondes lumineuses en influx nerveux. Derrière la rétine, le nerf optique prend le relais et amène ces influx nerveux, tels des messages codés, jusqu’au cerveau.
Tout ce processus, aboutit à la possibilité de voir en profondeur, de situer les objets, que ce soit dans l'espace ou les uns par rapport aux autres, et de percevoir l'ombre et la lumière. Or c'est justement dans cette perspective globale que le risque d'illusion peut se glisser. Et ce n?est pas l'oeil qui en est responsable, mais bien le cerveau ! Dans le champ visuel de tout oeil, il y a une petite lacune visuelle, un trou, le point aveugle appelé aussi tache de Mariotte. À l'endroit où se rencontrent le nerf optique et la rétine, là où toutes les branches terminales des fibres de la vue se rassemblent, il n'y a en effet pas de cellules visuelles sur un point rond d'environ 1,2 mm de rayon. Lorsqu’une partie d’une image disparaît, une retouche est faite par le cerveau qui comble ces failles à l’aide du contenu imagé le plus proche. Comme nos yeux sont continuellement en mouvement, le cerveau est presque toujours suffisamment informé sur l’ensemble de l’image, et donc il est en mesure de compenser ce qui n’est pas visible pour l’œil au moyen de mécanismes cérébraux automatique .
Cela peut déjà donner lieu à un certain type d’illusions optiques. Quant aux autres illusions, elles ne prennent pas davantage naissance dans la rétine, mais dans le système visuel, au point où convergent pour la première fois les informations en provenance de chaque œil. Si la perception visuelle, la capacité de voir et de distinguer les formes, les couleurs et les mouvements proviennent bel et bien de l’œil, elles ne prennent réellement forme que dans le cerveau.

La preuve en images

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